Il n’a fallu que quelques années aux États-Unis et à la Chine pour bâtir ce que les futurs

Il n’a fallu que quelques années aux États-Unis et à la Chine pour bâtir ce que les futurs historiens appelleront des empires d’un genre inédit. Leur hégémonie englobe non seulement les terres, les voies du commerce et le ciel, mais aussi le savoir lui-même, à travers la maîtrise des grands modèles linguistiques (LLM), des semi-conducteurs, des réseaux physiques et des ressources financières qui soutiennent la cognition artificielle moderne.

Selon l’historien de l’université Stanford et l’ancien patron de Google, l’intelligence artificielle permet à ces nations de fonder des empires d’un type nouveau, bien que leur rivalité puisse déboucher sur une guerre ou sur l’effondrement d’une des deux puissances, à l’instar des empires du passé.

Les fondements de la puissance américaine et chinoise

Les États-Unis détiennent la primauté militaire mondiale, un système d’alliances sans équivalent et fournissent la monnaie utilisée pour la majeure partie du commerce et des transactions internationales. Quant à la Chine, elle s’appuie sur sa suprématie industrielle, ses réseaux d’approvisionnement, sa flotte navale qui surpasse toutes les autres en nombre ainsi que sur son influence croissante sur les réseaux et équipements matériels de plusieurs nations en Amérique latine, en Asie et en Afrique.

US and China build new AI empires, rivalry may lead to collapse
Photo : scoop.it

Pour ces deux rivaux, l’IA constitue un moyen d’étendre un pouvoir déjà exercé tout en définissant les conditions de tous les progrès scientifiques et intellectuels à venir. Grâce à cette technologie impériale, ils peuvent placer tous les autres pays souhaitant accéder à une intelligence artificielle de pointe dans une position de dépendance.

Les leçons de l’histoire face au risque d’effondrement

L’histoire impériale montre que les empires succombent rarement à un challenger ou à des barbares, mais s’effondrent plutôt lorsque la défense de leurs vastes domaines les épuise. Cet épuisement peut être financier, institutionnel ou technologique, à l’image de la Grande-Bretagne après 1945, de l’empire Qing à la fin du XIXe siècle, ou de la course aux armements navaux déclenchée par l’apparition du Dreadnought en 1906.

Dès lors, la question décisive dans la rivalité entre Pékin et Washington reste de savoir quelle puissance sera réellement en mesure de financer cette course technologique.

Editor-in-Chief

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Daniel Richardson is the Editor-in-Chief of Archysport, where he leads the editorial team and oversees all published content across nine sport verticals. With over 15 years in sports journalism, Daniel has reported from the FIFA World Cup, the Olympic Games, NFL Super Bowls, NBA Finals, and Grand Slam tennis tournaments. He previously served as Senior Sports Editor at Reuters and holds a Master's degree in Journalism from Columbia University. Recognized by the Sports Journalists' Association for excellence in reporting, Daniel is a member of the International Sports Press Association (AIPS). His editorial philosophy centers on accuracy, depth, and fair coverage — ensuring every story published on Archysport meets the highest standards of sports journalism.

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